21.6.09

Profesiulo / Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai un métier...

Итак, mi estas diplomita kiel ("plej tre bona") biciklo-meĥanikisto. Se vi aŭdas pri dunganto, ideale pri vojaĝbicikloj, bv informi min...

La instrutempo rapide pasis (9 monatoj), mi baldaŭ ĝisos miajn kolegojn-majstrojn. Kaj por komenci mian profesian vivon, iom da ferioj!

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs et les autres, c'est avec un grand plaisir -et un soupçon de fierté, faut l'avouer- que je vous annonce ma qualification en tant que Mécanicien Cycles (oui, toujours les majuscules). Mention très bien et "major de promo", même.
Bricoler, c'est bien et ça dépanne, la mécanique, c'est fait pour. Un peu comme l'anglais et l'espéranto, quoi...

La formation est passée vite, je quitte bientôt mes collègues pour attaquer ma carrière de mécano par... des vacances (oui, bon, du chômage). Si vous savez qui recrute, idéalement dans le vélo de voyage, faites passer l'info...

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14.6.09

L'âme pourrie de chabadabada...


Malgré mon légendaire et dégoulinant chabadabada, je ne vais pas si mal... L'instinct de survie, peut-être, ou alors c'est seulement que c'est pas si grave... C'est juste dramatiquement dommage, et peut-être la meilleure décision qu'elle pouvait prendre.

"C'est con, j'aurais bien fait ma vie avec."


Nu, jen mi kiel tiu ulo, same sola, sed malpli trista. Mirige. Almenaŭ estas plej taŭga sezono por disiĝi...

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22.3.09

le temps cule

...mais il est salvateur.

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22.1.09

Pour Mario

"La connaissance sans émotion revient à essayer de mâcher des pierres."

14.11.08

Ĝojo

Zorgi pri bicikloj ĝojigas min. Kaj eĉ poste, dum mi lavas miajn manojn, la sapujo strebas al pliĝojigo de l'meĥanikisto.

28.9.08

de l'usage du coupe-choux / pri l'uzo de sabra razilo

"NE PAS se raser sous la douche. Non seulement vous perdriez une grande quantité d'eau, mais vos mains humides laisseraient tomber un rasoir. Vous pourriez penser que la perte de l'orteil sur lequel il atterrit est un petit prix à payer, mais songez aussi à tout ce qui peut être endommagé par le rasoir au cours de sa chute, et pire encore, vous endommageriez le rasoir. Ne le faites pas. Nous n'essayons pas d'être super rapides, nous essayons de mettre en place un rituel développé autour du rasage, et sautiller hors de la douche avec un orteil qui saigne (ou pire) n'est simplement pas digne."

L'art du rasage au coupe-choux (the straight razor shave), Christopher Moss.


"NE raziĝu sub duŝo. Vi ne nur malŝparus grandan akvokvanton, vi ankaŭ faligus razilon el viaj malsekaj manoj. Vi povus opinii, ke perdi la piedfingron sur kiun la klingo falas estas malgranda kosto, sed vi ankaŭ pensu pri ĉio, kio povas esti damaĝita de la razilo dum ĝia falo, kaj, eĉ pli malbone, vi difektus la razilon. Ne faru tion. Ni ne provas esti rapidegaj, ni provas starigi fajnan ritaron ĉirkaŭ razado, kaj salteti el duŝejo kun sanganta piedfingro (aŭ pli grave) estas nur nedigne."

Razado per sabra razilo (the straight razor shave), Christopher Moss.

20.8.08

(mal)sekvo k fino / Suite et fin

Ja la auxstra parto pli indis ol la germana, kun bilardecaj belasfaltitaj vojoj ambauxflanke de la Danubo. Post kelkaj tagoj mi atingas na Wien, tie ekpensas, ke la insulo estus tauxga bivakejo, hazarde renkontas lionan E-istan amikinon centrurbe...

Sekve la vento fortis, kaj mi male. Post bivako apud kampo mi ekas mian lastan tagon, al la vento (dorsa, komence) aldonigxas pluvego, post 50km mi pauxzas en benzinstacia kafejo, trinkadas kafon, malvarmigxas, decidas trajni la lastajn 40kmjn, frostotreme trovas kvazauxstacidomon, kie mi atendados, spektante la horizontalan pluvon.

Sekvis antauxIJK, IJK kaj MeLa anstataux MIRo, mi dirus, ke dum tri semajnoj mi iom neniumis, sed strange lacis...

El MeLa-ejo mi trajnis gxis Wien, tra trajnara fusxo kaj malfruego, sukcesis neatentigi la auxstran kontroliston pri mia kaduka bileto, atingis la stacidomon tro malfrue por trafi la noktan trajnon, kie mi cetere ne povis enigi mian biciklon, mi do bivakis sur la insulo (vidu antauxan blogajxon, se vi ne sekvas tiun nelauxordan rakonton...).

Nu, sekvavespere mi povis entrajnigxi, kaj post kelkaj noktaj sxangxoj mi alvenis en Basel-on, kaj poste en Mulhouse-on. Mi de tie biciklis laux la kanalo kaj kontraux vento (tiu, kiu helpis min kelkaj semajnoj antauxe...). Eble pro laco kaj trisemajna pauxzo, miaj genuoj vespere tre doloris... La vesperon mi cetere pasigis cxe interesaj Eistoj, kiujn mi renkontis hazarde, rekonante E-an glumarkon...

Post kelkaj tagoj da cxu trankvila, cxu efika biciklado mi alvenis hejmen, probable mense pli ripozinte ol se mi revenintus trajne...

La senlaborula administracio kvazaux pluferias, mi do eble ankoraux iom promenos, probable ie, kie estas montoj... post tiom da riveroj, estus placxe!

Après Linz, donc, c'était mieux. De chaque côté du Danube se déroulent des billards d'asphalte, plutôt fréquentés, c'est vrai, mais bien roulables. Et comme d'hab', pas une once de vent d'est. Et des péniches ENOOOORMES.

Après quelques jours j'arrive à Wien affamé, décide, pour avoir bonne conscience, de me diriger vers le centre-ville, pille une boulangerie, me pose sur une place au soleil, et au bout de trois minutes une amie lyonnaise me tombe dessus... Je la savais dans le coin, mais ça surprend quand-même... Du coup je l'ai rejointe au camping-cher-du-bord-de-l'autoroute, dérogeant à ma règle de ne payer qu'un camping par pays. J'ai aussi pu repérer l'île sur laquelle j'allais bivouaquer trois semaines plus tard...

J'ai gentiment galéré pour quitter Wien, n'ayant pas vraiment de carte adaptée, et la soirée papotage de la veille avait un peu amputé ma nuit... Finissant par acheter une carte, je me rends compte que mon itinéraire traverse des pseudo-montagnes, fatigué-feignasse que je suis, je décide de contourner par l'est, en Hongrie, le pays qui ferait passer la Beauce pour un massif alpin. Très fort vent d'ouest, bref, des rafales de côté, histoire de ne pas toujours être en "pilotage automatique"...

J'ai bivouaqué avant la frontière et peu après mon départ il s'est mis à pleuvoir des cordes, le vent avait tourné, je l'avais en plein dans le dos. Mon surpantalon a tenu dix minutes... Je roulais à 40 km/h sur la nationale hongroise, ne voyais pas à 20m, devinais vaguement les phares des bagnoles dans mon rétro... J'ai fini par me poser dans le bar d'une station service avant que la route ne bifurque (= vent de côté), j'ai bu 4 cafés, me suis refroidi, ai décidé de prendre le train, ai trouvé, tout tremblant, une gare désaffectée, sans guichet ni rien d'autre qu'une petite salle vide où j'ai pu me changer. En fait c'était bien la gare, mais le billet s'achète une fois dans le train...

Bref, j'ai atteint Szombathely, le but de mon parcours, en train. Quelle classe...

Je suis resté 10 jours là, à glander sur le festival... Puis j'ai rejoint -en train toujours- non pas la Croatie comme prévu, mais un lac de boue au sud de Budapest pour encore 10 jours de farniente avec une dizaine de campeurs sauvages et espérantophones.

Puis train Budapest-Wien, le train est bloqué, m'explique-t-on, je dois faire 15 km de vélo pour atteindre la gare suivante (sans carte et avec un niveau de hongrois ne dépassant pas "merci", sachant qu'en général les Hongrois ne parlent QUE hongrois...). Après 3 ou 4 heures de retard je trouve un train pour Wien, non je n'ai pas de ticket international pour mon vélo, mais la contrôleuse est lasse de sa journée de merde, elle parle allemand moins bien que moi (c'est dire...) et me laisse tranquille.
Un copain m'avait donné un billet périmé pour rejoindre Wien, et quand le contrôleur autrichien s'est pointé, je lui ai demandé à quelle heure on arrivait, ah, désolé, je ne comprends pas, vous pouvez répéter plus lentement s'il vous plait, merci, et hop, il n'a pas fait gaffe à la date... J'ai aussi oublié de lui dire que le vélo était à moi...

Arrivé à Wien j'apprends que le train de nuit est complet question vélo, que je peux tenter, mais qu'il part d'une autre gare et dans 40 minutes. Je décide de bivouaquer sur l'île (cf. note précédente pour les ceusses qui suivent pas ce récit décousu)

Bref, j'ai réussi à coller mon vélo dans le train le lendemain soir, après quelques changements nocturnes je suis arrivé à Basel, puis à Mulhouse, le vent n'avait pas tourné depuis mon précédent passage, dommage. J'ai eu beau ne pas forcer, trois semaines sans vélo, une nuit à mal dormir dans le train, la fatigue et le vent de face m'ont ruiné les genoux...
En quittant Montbéliard je rencontre un autocollant "espéranto" sur une bagnole, on papote, je me fais inviter chez ces gens bien sympas et je prends une douche bien nécéssaire sinon méritée...

Puis du vélo, sans trop forcer d'abord car mes genoux boudent, et je ne suis pas vraiment pressé... Content de rentrer, mais content aussi de me retrouver seul après les festivals, de laisser l'îvresse du pédalage décanter les rencontres, les évennements...

Voulant faire mon dernier bivouac dans un super pré le long de la voie verte Châlon s/Saône - Mâcon, j'ai bien bourré (bizarrement, mes genoux me le permettaient), puis je n'étais qu'à une grosse centaine de bornes de Lyon, que j'ai nonchalamment bouclée dimanche.

L'ANPE est encore quasiment en vacances, j'ai bien 15 jours devant moi avant d'avoir un entretien, je vais peut-être en profiter pour me balader ailleurs que sur du plat... Et ensuite je vais les tanner pour suivre une formation en mécanique cycles... ça ferait un beau titre à mon CV...

12.8.08

Wien

Mi ne rizervis trajnon, mi estas duonblokita en Vieno, ahaha. Tamen la danuba insulo estas tute tauxga por tranokti, sed iom for de la stadicomo... Mi provos entrajnigi mian biciklon cxivespere se la trajnestro bonvolas, alikaze... mi improvizos... estos trajno je la 7a morgaux...

Eventuale mi iam rakontos pli pri mia alveno en Szombathely... kaj pri komputila paneo cxe trajnosistemo en Hungario...

N ayant evidemment pas reserve de place dans le train, je me retrouve bloque a Vienne. Bravo. Ca m apprendra a prendre le train... Bon, l ile sur le Danube est tip top pour bivouaquer, mais un peu loin des gares. Je vais tenter ce soir, si par hasard le controleur veut bien de mon velo, sinon faudra que je me leve trop tot pour plier ma tente et chopper un train a 7h...

Mais il fait beau.

Un jour, je vous raconterai peut etre comment je suis arrive a Szombathely, ou une histoire de bug informatique sur un important noeud ferroviaire en Hongrie, ahahaa. Mais la, faut que je paye ces bandits du cybercafe.

19.7.08

Linz

Cxar mi fakte foje ne rajtis memzorge elekti mian vojon (cxefa vojo subite igxis malpermesata por bicikloj...), mi vole-nevole rajdis sur la vojo planita en iu gvidlibro, ia nova getoo por biciklistoj; Por auxtoj ebena bonkvalita asfalto, por bicikloj fusxaj kotaj padoj.

Mi tamen volis rapidi, kaj en sxlima kurbigxo mi falis (cxar kompreneble pluvadis), iom vundis mian kruron kaj grumbladis pri tiu landacxo.

Pro temponesuficxo mi devis trajni 200-300 km, kaj lauxdire en Auxstrio biciklaj vojoj surrajdindas, do se mi iom trajnu, estu por forlasi Germanion. Kompreneble, neniu vojagxanto proponis sian helpon por entrajnigi mian biciklon...

Alveninte en Linz post kelkhora trajnado, mi miris: cxiuj tie belas kaj aspektas konatindaj, kiam en Germanio estis precize male...

Nu, mi nun povos trankvile bicikli gxis Szombathely, eble ecx povos iom almozkanti kun gitar´...

Kaj cxi-tie, sunas!

Vu que la nationale a unilateralement decide de ne pas etre accessible aux cyclos, je me suis resigne a suivre le trace du bouquin "piste du danube". Piste. Ca correspond bien a la realite... Du gravier, des caillasses, des nids de poule, de la boue...

Je voulais aller vite malgre tout, et dans un virage j ai glisse sur une flaque de boue (parce qu evidemment, il pleut tout le temps...), me suis vautre dans les orties, me suis releve en pestant contre l Allemagne presque toute entiere, ai vu mon mollet tout enfle, ai rale encore plus...

Comme mon calendrier etait un peu serre et que j etais bien fache avec ce pays (monotone, en plus...), j ai pris le train jusqu a Linz. Evidemment, pas un des voyageurs n aurait propose son aide pour monter mon velo dans le train. Leurs meres ont du leur dire de ne pas parler aux inconnus...

Arrive a Linz apres environ 300km de train, j ai trouve tout le monde beau, il a fallu que je cherche 5 bonnes minutes dans la foule d un festival pour trouver une tete qui ne me revient pas... Alors qu a Regensburg, c etait l inverse...

Bref, je suis content d avoir change de pays, j ai maintenant le temps de rouler pepere, eventuellement de jouer un peu de gratte... Et ici, il fait beau! Ca me rappelle mon passage de Croatie en Slovenie il y a deux ans...

Info speciale pour Elian: j ai atteint 1000 km dans le village nomme "Marxheim"...

13.7.08

Radwege sind Scheise! / Frauenfeld

Tie, kie mi biciklis en Svisio, troveblas fabrikoj, industrioj, atentemaj ŝoforoj en potencaj aŭtoj, kamionoj, pordimanĉpromenaj ne ĉiam asfaltitaj sensencaj biciklaj vojoj, Gesvisoj ĝentilaj sed ne tre komunikemaj, varmego, spektakla fulmotondro (mi spektis ŝirme...), senĉesa pluvo, trokostegaj mapoj...

Ankaŭ troveblas apotekistino, kiu rete serĉas kaj printas urban mapon (nenie estas afiŝita mapo, ĝenerale...)... kaj bonega akceptado fare de Benno, kiu scias kion povas bezoni malseka biciklisto.

Hodiaŭ pluvadas, mia gastiganto proponis, ke mi restu plian diurnonm mi do ripozos plian tagon. Estos fakte mia unua tute senbicikla tago, kaj miaj genuoj cetere ŝatas la komforton de seĝo...

Morgaŭ mi do pluiros. Mi vidis sur dediĉitaj mapoj, ke la biciklaj vojoj ofte netaŭgos en Germanio (deflankiĝaj, neasfaltitaj, ... nu, por promeni, ne por veturi), kaj ke pliboniĝos en Aŭstrio.

Mirige, Francio povas in instrui pri longdistancaj biciklaj vojoj al tiuj landoj, kie oni pliuzas biciklon... Mi malŝparis grandegan tempon provante sekvi tiujn padojn, kaj probable ĝis Aŭstrio mi ĉefe uzos la nurajn taŭgajn veturajn vojojn, do kun aŭtoj...

Krom la oftegaj haltoj por diveni, kien mi iru, mi rapide biciklas...

Mi kunportis legaĝon kaj kelkajn rusajn lecionojn, mi emas skribi al gekaruloj, sed mi vespere fakte nur povas dormi...

Ĉi-parta moto: baldaŭ pliboniĝos...

En Suisse, j´ai pu trouver des Suisses, polis mais pas tres communicatifs, des usines, des industries, des camions, une chaleur caniculaire, un super orage -j´etais abrite-, une pluie qui n´en finit pas de tomber, des cartes routieres hors de prix, des pistes cyclables pas toujours revetues, qui se perdent dans la campagne ou qui s´arretent apres une descente, avant une cote, bref ca va pour une balade dominicale mais ca vaut rien pour un trajet.
J´ai essaye cote allemand, c´est a peu pres la meme chose, avec des detours dans les zones industrielles...

Contrairement a l´idee generale, la France a bien des choses a enseigner a ces pays en matiere de voies de longue distance... je regrette les voies de Bourgogne et de Franche-Comte...
Selon des cartes-bouquins sur la piste cyclable du Danube, ca a l´air de s´ameliorer en Autriche.

J´ai aussi trouve une pharmacienne qui m´a cherche puis imprime un plan de la ville (impossible d´en trouver un, pas-meme aux arrets de bus...) et un super accueil chez mon pote, conscient de ce dont peut avoir besoin un cyclo´touriste´ mouille.

Aujourd´hui, il flotte encore et encore, mon pote m´a propose de rester un jour de plus, ca va donc etre une vraie pause. D´ailleurs, mes genoux apprecient que j´arrete un peu de m´asseoir au ras du sol.

A part ca, je roule assez vite et j´arriverais a couvrir de bonnes distances si je ne devais pas m´arreter frequemment pour deviner par ou je dois continuer...
Bref, je vais finalement essentiellement rouler sur les routes de trajet (avec les bagnoles, donc) et bouder leurs radwege qui vont de la poste a la boulangerie...

Et le soir, je tombe peu apres la nuit, sans avoir l´energie de bouquiner, d´ecrire a mes amis ou de bosser mon russe.

Mais comme on dit vers les sommets, ´ca va bien se passer´.

9.7.08

Unuaj tagoj, Montbéliard, premiers jours

Ja la EV6-vojo ne cxie pretas, tamen estas plezuro rajdi laux kanaloj, for de auxta svarmo, tra ravetaj lokoj... kaj ebene.
Cetere, kiam mi devas uzi "normalajn" vojojn, kiuj foje krutetas, mi tre penas. Nu, estas la unuaj tagoj, normalas. Post la hodiauxa ripoztago probable plibonigxos...

Iom pluvemas la veter', sed mi nun havas tre tauxgan jakon, do pluvo preskaux plezurigas min... Sume, bonega humoro malgraux iom kaprica vetero...

Baldaux Svislando, baldaux mi vidos la rugxan biciklon de Benno (vidu dekstre)... kaj poste, pluos.

Qu'on se le dise -ou pas, d'ailleurs...: pour la première fois, j'ai adoré pédaler accompagné! Lyon-Châlon s/Saône seulement, mais de bien chouettes moments...

Puis me rev'là seul, j'aime bien aussi. A Dole je rejoins l'EuroVélo6, miel d'ours, ça longe le Doubs, je me baigne, c'est plein de jolis coins, loin du bordel motorisé... et plat. D'ailleurs quand je dois reprendre la route ouverte aux bagnoles, (la véloroute n'est pas achevée partout), les côtes me sèchent bien... Mais bon, passés les premiers jours et cette pause glandouille à Montbéliard, le jus devrait chasser les courbatures...

L'EV6, prévue pour accueillir aussi bien les cyclos que les rollers ou les "personnes à mobilité réduite", est parfois aménagée de façon surprenante, comme cette barrière devant un pont, galère avec les bagages, et le panneau associé "pied à terre". Ils doivent bien rigoler, les paraplégiques...

Bientôt la Suisse, bientôt je verrai le vélo rouge (liens à droite) et son cavalier, et après, encore du vélo.

Le moral est bon, même sous les averses!

Я рад.

4.7.08

Reek' / c'est reparti

Bon, alors voilà, c'est reparti pour un tour, je bouge ce soir, j'ai repéré un bivouac il y a quelques jours lors d'une sortie, y'a plus qu'à rappeler les vieux réflexes d'accrochage de sacs (un jour j'aurai que des supers sacoches polyvalentes et rapides à fixer. Un jour.)

Bref, si j'ai des trucs à dire en chemin, ce sera ici que je les écrirai.
Bon été à vous!

PS: je vous recommande aussi Sa marche, même si vous ne LA connaissez pas.

Nu, jen, reek', forbiciklado ĉivesperos, mi jam trovis bivakejon dum promeno. Mi nur memoru kiel mi kutimis fiksi iun sakon, kaj mi -preskaŭ- pretos. Se troviĝos io rakontinda kaj retaliro, mi ĝisdatigos...
Alikaze, ĝis IJK, MIRO, dumvojo, ...

18.6.08

Atendante julion / avant juillet

Atendante julion kaj mian ekbicikladon al IJK laŭ riveroj (notinde laŭ Danubo), mi kun amikino iom rajdis ĉi-semajnfine, promen- kaj trejnocele. Estis okazo bivaki dufoje, ĉu senkule, ĉu kun...
Sed fakte ĉio tio probable estas preteksto por konigi tiun bonegan retejon -kvankam foje malrapidan- openrunner.com, kiu malgraŭ ĝia angleca nomo, estas franca (kaj kelklingva, almenaŭ koncerne la priskribojn de la itinero).

Post IJK mi ne certas pri tio, kion mi faros, ĉu mi iom tuje reiros laŭ sama vojo, ĉu mi enbusigos mian -renovigitan- biciklon por trafi MIROn, ĉu mi poste revenus tra Italio...
Mi eble ankaŭ ne tro prokrastu mian revenon, ĉar senlaborula administracio ne emas doni al mi monon dum miaj ferioj, kaj ĝi pli kaj pli policumaĉas...



En attendant juillet et mon départ pour l'IJK ([iyoko], festival d'espéranto) à la frontière austro-hongroise via l'eurovélo6 (merci Tonton), je remets mon vélo à neuf (si les pièces veulent bien arriver...) et je profite de la rando/balade du ouikène dernier pour vous présenter openrunner.com, qui, malgré son vilain nom, est un outil bien pratique (oui, vous avez le droit de vous en foutre).

Que la joie vous emporte, всего хорошего!

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17.4.08

Mais comment faisaient les gens avant?

C'est beau, l'Internet...

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15.4.08

Dernières nouvelles du bourbier

Lecture d'une nouvelle d'Alexandre Ikonnikov, "Bruits matinaux"




О России, канечно.

"Matenaj bruoj" el la novelaro "Lastaj novaĵoj el la kotejo", de Aleksandr Ikonnikov.

Vekilo.
Necesuja sidilo.
Telefono. Respondilo.
– Bonan tagon, kara. Estas Olja. Grandan dankon pro via subskribo de la eksedziĝaj paperoj. Mi iros al Kipro kun mia amiko. Mi lasis la ĉekon al via patrino.

Zumado de la elektra razilo.
Plaŭdo de la akvo en la lavkuvo.
Telefono.
– Vadik, estas Serioga. Nenion mi povis fari. La ĉefo subskribis vian maldungon. Se vi iros ĉe niaj konkurentoj, ne forgesu min. Redonu la ŝlosilon de via oficejo al la akceptejo. Ĝis!

Susurado de la boligilo.
Risorto de la panrostilo.
Telefono.
– Ĉi-tie Maria Ivanovna. Vadim Injateviĉ, miaj gepatroj ne venos post semajno, kiel ili promesis, sed postmorgaŭ. Necesus ke vi liberigu la apartamenton jam morgaŭ, por ke mi povu purigi. Vi povas lasi la ŝlosilojn en la leterkeston. Mi bedaŭras. Ĝis revido.

Bruo de la aŭtoj sur la strato.
Ŝuklakoj en la enirejo de la konstruaĵo.
Telefono.
– Ĉi-tie Serioga. Denove mi. Mi tute forgesis. Al la oficejo redonu ankaŭ la ŝlosilojn de la aŭto. La ĉefo bezonos ĝin morgaŭ. Ĝis!

Ĉifado de paperoj.
Knaro de la ŝrankopordo.
Telefono.
– Estas mi. Ĉu vi rekonas min? Mi ne povis trovi iun ses-kuglan. Vi prenu iun sep-kuglan. Estos ducent pli. Hodiaŭ, ĉe kutima loko.

Bato de la fenestrokadro, kiun iu grande malfermis.
Du paŝoj sur la fenestrobordo.
Falo sur la asfalton, kelkajn etaĝojn sube.
Krioj.
Telefono.
– Bonan tagon. Mi estas reprezentanto de la firmao "Vivi kun rideto". Permesu al mi gratuli vin, Vadim Injateviĉ. Vi gajnis du tubojn de nia nova refreŝiga vizaĝokremo. Kaj se vi sendas al nia adreso ĉekon de cent-kvardek rubloj, vi havos ŝancon gajni nian super-premion: la novan pulvosuĉilon Turbo-3000...

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